Faire appel à du financement participatif
Pratique ancienne, elle fait l'objet actuellement d'un large engouement en raison de sa simplicité de fonctionnement et des difficultés que rencontrent certains créateurs à trouver des financements pour leurs petits projets.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Deux aspects :
- l'épargnant qui souhaite investir un peu d'argent dans un projet "coup de coeur"
- le porteur d'un projet de création d'entreprise qui ne possède pas les fonds nécessaires au démarrage de son activité et ne souhaite pas faire appel au crédit bancaire
L'un et l'autre se rencontrent sur internet via une plateforme dédiée. Les projets sont présentés par leurs porteurs et les épargnants choisissent de financer celui (ou ceux) qui leur plaisent à hauteur de ce qu'ils souhaitent investir.
Le fonctionnement très simple de cette forme de financement présente aussi l'avantage de la transparence pour l'épargnant. Celui-ci sait ce qu'il finance et le fait par choix et selon ses valeurs.
À qui cela s'adresse-t-il ?
Le financement participatif s'intéresse à toutes les sortes de projets.
Généralement, les sites de mise en relation sont thématiques : projets culturels, sociaux, environnementaux, innovants, numériques, etc.
Trois formes d'apports sont offertes aux investisseurs :
- un don modique appelé aussi "présent d'usage". La rémunération de l'épargnant est sans contrepartie financière : ce peut être un objet, une entrée gratuite pour un spectacle, etc.
- une participation aux fonds propres de la société créée. La rémunération de l'épargnant se fait alors par les dividendes ou par la plus-value réalisée lors de la cession des titres.
- un prêt. Les prêts versant des intérêts ne peuvent être proposés que par des établissements de crédit agréés par la Banque de France. La collecte de fonds pour réaliser des opérations de prêt à intérêt est donc interdite. Seule la collecte de prêts sans intérêts est ouverte aux particuliers.
Les sommes investies peuvent aller de quelques euros à plusieurs centaines.
Règlementation
La règlementation bancaire et fiscale est source de contraintes importantes pour les structures proposant des plateformes de financement qui doivent obéir à différentes règles :
- règles prudentielles identiques à celles des établissements bancaires : identification détaillée de l'épargnant (justificatifs d'identité et de domicile), contrôles anti-blanchiment, anti-terrorisme, etc.
- règles de contrôle de la qualification des investisseurs car le financement participatif est considéré comme un investissement risqué (bien que les montants investis soient souvent plus faibles que ceux qui sont dépensés dans les jeux de hasard)
Coût
Pour fonctionner les plateformes prennent une commission sur le montant des sommes récoltées (5 à 12 %).
Il existe aussi la possibilité de verser un pourboire à la plateforme qui a pris en charge l'ensemble des coûts pour rémunérer le service qu'elle a rendu.
Principaux sites
La liste des plateformes est loin d'être exhaustive. Elles sont de plus en plus généralistes et financent les projets quels que soient leur thème.
Les premières à s'être créées sont les suivantes :
- My Major Company
- Babeldoor
- Kisskissbankbank
- Ulule
D'autres sont spécialisées dans des projets de micro-crédit :
- Babyloan
- Mail for Good
- Arizuka
ou des projets responsables :
- SPEAR
- Ecobole
D'autres encore concernent des projets de création d'entreprise ou proposent du financement participatif de projets en offrant aux donateurs des récompenses en contrepartie :
- Reservoir Funds
Enfin certaines s'adressent à des entreprises déjà créées et ayant des projets de développement :
- Smart Angels
- Anaxago
- FinanceUtile
- Afexios
- Wiseed
Et toutes les autres .....
- Zentreprendre
- UstartMe
- Investir99
- goteo : réseau social de financement collectif pour projets ouverts et libres
En Bourgogne :
- Invy
A lire :
Le crowfunding pour les artistes et musiciens. Comment l'utiliser. Virginie Berger